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Le Lexique du Community Manager

Lexique du Community Manager

Suite à la caricature du community manager dans laquelle j’évoquais le langage propre au CM, je me devais d’approfondir en proposant un lexique fonctionnel des termes usités dans la vie de tous les jours. Souvent incompris par les prospects/clients, les collègues de bureau, voire même les autres community managers, je souhaite établir selon mon expérience professionnelle, une référence qui sera amenée à évoluer pour devenir la plus complète possible. Il est nécessaire de préciser que certains termes relèvent du marketing, du SEO ou du web en gérénal. Mais s’ils sont présents, dans ce lexique de community manager, ce n’est pas pour « faire le nombre » mais bien car ils ont une véritable importance et peut être même une nuance différente pour nous les community managers français.

Voici donc le lexique du community manager :

Appropriation du sujet : Fait de se documenter sur un sujet que l’on ne maîtrise pas à l’origine. Cela est essentiel si l’on souhaite apparaître comme crédible auprès d’une communauté.

Auto gestion : Principe qui se décrit par la prise de pouvoir de la communauté qui ne nécessite plus que des actions de régulation. Elle prend des initiatives d’elle-même car bien orientée par la stratégie de départ. Certains pensent que le community management est un métier transparent. Cela est certainement dû au fait qu’après avoir mené des actions fortes, le community manager laisse la communauté prendre le relais de la communication.

Bad Buzz : Le buzz est une arme redoutable lorsqu’elle est maîtrisée. Le bad buzz est justement un buzz négatif qui se propage malgré la marque. Une fois lancé, s’il est basé sur des fondements factuelles, il est quasiment inarrêtable.

Billet : Article rédigé généralement sur une plateforme de type blog.

Billets indépendants : article rédigé, de manière rémunérée, par un bloggueur sur un produit ou une action d’une marque. Le bloggueur est libre de ses propos. La marque a cependant un droit de réponse officiel.

Billets sponsorisés : diffusion d’un article (/communiqué) rédigé par la marque pour lequel le bloggueur est également rémunéré.

Blogging / Blog mastering : Action de tenir un blog, de rédiger des billets. Cela comprend également souvent l’optimisation technique, la modération et d’autres actions telles que le net linking.

Blogosphère : microcosme (macrocosme ? megacosme?!) du monde des bloggueurs. Exister dans la blogosphère c’est agir par la création de contenu de qualité, être connu puis reconnu pour cela.

Bouche à email : Le buzz ne se fait plus par le téléphone arabe, mais par l’ordinateur américain ou japonais… Le bouche à email est l’action de partager une information à tous ses contacts en un simple clic (partager, envoyer à un ami…).

Campagne de blogs : Action de diffuser des billets sponsorisés ou indépendants sur des blogs à forte audience et forte crédibilité. Cela permet d’avoir un écho de la communication qui a une valeur plus certaine pour les internautes.

Communiquer autrement : Sachant que 78% des gens pensent que les marques ne disent pas la vérité (source: Yankelovitch). Le communiquer autrement repose plus sur du conseil que sur de la publicité agressive. Plus de proximité, plus de crédibilité, plus de vérité, voilà les maître-mots de ce concept.

Corporate : Terme générique marketing qui désigne la relativité à la marque.

Crowd sourcing : Fait de se nourrir de la communauté pour la création de valeur (ex: témoignage, relais de communication, conseils à d’autres clients potentiels…). Le crowd sourcing est l’un des buts ultimes du community manager. Ce principe est signe de bon fonctionnement communautaire.

E-mage de marque : Niveau de qualité de l’image d’une marque ou d’un produit sur internet. Elle s’évalue souvent grâce aux résultats des SERPs en branding, aux discussions sur les forums, ou aux notations sur les sites d’avis. « L’important n’est pas ce que vous dîtes de votre marque mais ce que Google en dit »

Facebook : Réseau social grand public par excellence. De plus en plus nécessaire « par principe ». Propose beaucoup de possibilités, notamment pour le micro targeting et le marketing relationnel.

Gestion de crise : Les crises éclatent bien plus rapidement depuis l’avènement du web et plus particulièrement de sa version 2.0. Gérer une crise c’est l’admettre, communiquer sur la situation et trouver des solutions pour tous.

Infiltration communautaire : Action qui consiste à intégrer une communauté dans le but de communiquer auprès de ses membres.

Influence : Réalisation d’une multitude d’actions de plus ou moins grandes importances qui tendent à induire une image positive d’une marque ou d’un produit. Et ce, en se basant sur des faits tangibles.

Légitimation de présence : Fait de gagner en crédibilité avant de communiquer sur une marque ou un produit. Cela consiste par exemple à apporter une valeur ajoutée à une discussion sur un forum en répondant à des questions, ou en solutionnant un problème.

Miroir Communautaire : Interface orienté social media (blog, Fan Page, compte Twitter…), jumelé à un support commercial (ex : site de vente).

Multi Tasking : Le community manager est forcément polyvalent. Le multi tasking consiste comme son nom l’indique à la réalisation de plusieurs tâches simultanément. Autrement appelé « couteau suisse ».

Ninja linking : à mi chemin entre le SEO et la communication communautaire, il consiste en une géneration de liens de qualité via des actions relationnelles sur la blogosphère notamment.

Optimisation sémantique : Fait d’optimiser son référencement via la rédaction. Cela consiste en l’utilisation et l’association de mots clés qui définissent au mieux notre sujet. On parle aussi de taux d’optimisation pour parler de la densité de ces mots clés dans un texte. Attention à ne pas tomber dans la rédaction pour le robot.

Personal Branding : Communication en nom propre orientée autour de l’acteur communiquant. Le but étant de gagner en notoriété et en crédibilité pour réaliser plus tard des projets d’envergure. (cf: le blog du personal branding)

Remontées terrain : Dans une position stratégique de plateforme d’inter-échanges entre la marque et la communauté, le community manager est à l’écoute de ses remarques constructives qui font avancer et améliorent les prestations de marque.

Satisfaction communautaire : Indice qualitatif, difficilement mesurable qui tient compte de la satisfaction des membres de la communauté suite aux lancements de produits ou aux campagnes de communications menées.

SMO : Social Media Optimization ou Référencement Social en français. Stratégie de présence et de communication sur les réseaux sociaux et les sites communautaires.

Social Bookmarking : Stratégie de linking qui consiste à être présent dans des blogrolls, des listes de favoris et de partenaires… Technique très qualitative qui tend à prendre de l’importance dans un futur à court terme.

Social Networking : Action de prendre contact avec des personnes travaillant dans un même secteur d’activité afin d’élargir son carnet d’adresse, son portefeuille client et ainsi gagner en visibilité.

Spam communautaire : Action qui consiste en la duplication d’un même message publicitaire sur des supports sociaux (blogs, forums, réseaux sociaux…). Autrement appelé le niveau zéro du community management.

Tribu : Communauté au sens originel du terme. Pourvue de codes, de règles, d’une hiérarchie et de leaders d’opinion.

Troll : Membre malveillant d’une communauté. Le troll ne peut s’empêcher de faire des remarques, de critiquer. Ses reproches, fondés ou non, doivent être concédés puis traiter par le community manager ou un membre lamba de la communauté. C’est l’autogestion.

Twitter : Réseau social très web 2.0 surtout utile pour le buzz, la veille, et le personal branding.

Widget : Assemblage d’HTML, de CSS et de Java Script, ils sont  utiles à l’interaction entre les supports de marque (blog, Facebook, Twitter…).


Je vous encourage donc à me donner vos avis (crowd sourcing) et à compléter ce lexique du community management par vos définitions. Les plus pertinentes seront bien évidemment reprises dans le cœur de l’article via un « edit post ».

Rudy Turinay

Caricature du Community Manager

Obama Caricature

Avant moi, dans mon agence, il n’y avait pas de community managers. Mon embauche est née d’un besoin de proposer des prestations d’influence sur le medias sociaux. En effet, l’agence media online dans laquelle je suis employé, est une agence dont le cœur de métier est le référencement et la visibilité sur internet. De fait les employés sont majoritairement des développeurs, des netlinkers et des consultants media. Je suis donc le seul orienté web2.0… De ce fait, je fais un certain nombre de choses, somme toutes triviales, mais que les autres ne font pas (ex : utilisation permanente de Facebook, Twitter, veille sur les blogs et les sites de streaming…). Et de ces différences d’activités, sont nées un certain nombre de remarques de leur part, que je qualifierai de « fourberies », de caricatures

Rentrons donc dans ce jeu et définissons la caricature la plus journaldesguignolesque du community manager.

Tout d’abord, le community manager est jeune. S’il est compétent on lui prêtera volontiers le sobriquet de jeune crack, celui à qui l’entreprise confie les clés de sa réussite sociale sur le web. S’il est mauvais par contre, ce sera le gamin stupide qui dilapide les budgets en voguant sur les réseaux sociaux…

Le community manager est « trendy »… forcément. Il est dans une position stratégique de veille qui lui permet d’être au courant de toutes les dernières tendances mode, high tech… Il se laisse donc souvent tenter par la mouvance et adopte un style qu’il aime à croire « avant-gardiste ».

Il est d’ailleurs plus « trendy » que « tendance ». Car en effet, le community manager, à l’instar de ces ainés du marketing, utilise beaucoup d’anglicismes qui veulent tout et rien dire à la fois (blogging, tweets, foruming, social media optimization,ninja linking…)… Ces mots en « ing », qui tapent sur le système tant ils semblent abstraits quand on ne les utilise pas.

Politiquement, le community manager est carrément à gauche« Excuse moi, je travaille dans les medias SOCIAUX, pas dans les medias CAPITALISTES okay ?! » Ben oui, c’est logique, le community management prône l’échange, le partage, la satisfaction communautaire, l’open source… Il ne peut être autrement que socialiste, voire même marxiste. Le community manager rêve d’une autre réalité sociétale. Avec une dimension plus communautaire, du lien entre les personnes… l’utopie quoi.

Sa logique l’amène donc à adapter ces loisirs en conséquent. Et donc, lorsque le community manager part en vacances, il ne va pas dans les grandes chaines d’hôtels huppées, il préfère loger chez l’habitant (pour les mêmes histoires de partage et de lien…communautaire). Le community manager est un couchsurfer, ses multiples contacts à travers le monde lui permettent de loger gratuitement dans n’importe quel lieu de résidence doté d’un accès à internet haut débit.

Le community manager aime aussi les jeux vidéo, c’est un gamer occasionnel mais attention ce n’est pas un geek non plus

Son gros problème c’est la schizophrénie. Il n’est rien sans la communauté, mais il en est quand même un leader d’opinion. Il agit avec humilité et remercie toujours ses sources et bienfaiteurs mais il n’oublie pas son personal branding… Tout ceci le mène à une sorte de fausse modestie dans laquelle il se complait.

Le community manager « is a Mac », et la dernière campagne publicitaire de Windows Seven le rend fier de cela.

Il aime la photographie, et le montage vidéo… La littérature et la politique…

Le community manager a beaucoup de qualités… Et également beaucoup de défauts.

Ami(e)s community manager, si vous ne vous reconnaissez pas dans cette caricature, sachez qu’un certain nombre de vos proches et contacts professionnels vous identifie parfaitement là dedans. Enfin, c’est le cas pour moi.

Quelque chose à ajouter ?

Rudy Turinay

Facebook Fan Page : intérêt pour un Community Manager

Le but d’une Fan Page sur Facebook est de promouvoir son sujet en postant son actualité et en acquérant ce que Facebook appelle des « fans » (le terme se discute, nous y reviendrons plus tard).

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La page fan s’oppose au « groupe ». Un groupe rassemble des personnes ayant une affinité précise pour un objet, un lieu, ou une activité récurrente. On peut donc trouver des groupes de personnes aimant envoyé des textos avant de dormir, de personnes souhaitant faire partie d’une meute d’un seul loup, ou encore d’individus vivant dans la ville de Marseille
Cela peut être redondant avec une page fan. Résumons les points communs entre page fan et groupe Facebook :

  • Se promouvoir
  • Poster de l’actu
  • Proposer d’y adhérer
  • Créer des discussions
  • Mettre en ligne des albums photos
  • Envoyer des mises à jours aux adhérents
  • Être présent dans la « news feed » (fil d’actualité) des adhérents
  • Être présent dans les recherches
  • Joindre des liens vers d’autres supports web

L’essentiel est assuré dans les deux cas… Alors pourquoi choisir la page fan qui peut avoir un côté austère, voire arrogant ?! Quel est donc l’intérêt pour un Community Manager de créer sa page Fan ? Pourquoi ne pas simplement devenir amis ?

  • Bien que cela se fasse, un groupe n’est pas destiné à la promotion, ni au partage d’informations et d’actualités.
  • La page fan met plus en valeur le sujet et le contenu qu’il poste, à l’inverse des groupes qui expose les membres.
  • Contrairement au groupe qui nécessite une connexion à Facebook, la page fan est indexée par les moteurs de recherche.
  • Elle permet l’ajout d’extra applications pour plus d’interactivité.
  • Une Fan Page est un bon moyen de laisser les autres suivre son actualité grâce à Facebook sans forcément devenir « amis ». Un Community Manager n’est pas censé exposer sa vie privée à ses contacts professionnels.

Last but not least, une page fan peut être désormais lié à un compte Twitter. Il suffit donc de poster une news sur sa Fan Page pour qu’elle soit immédiatement reprise sur Twitter. Moins de perte de temps, plus de web 2.0 ! Un Community Manager doit savoir gérer son temps et optimiser l’utilisation des outils. En voici une façon.

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CQFD

En résumé, une page fan est donc plus adaptée à des relations sur le long terme avec une communauté. Les groupes eux  sont plus ponctuels.

Et pour revenir à cette notion de « fan ». Qu’est-ce qu’un « fan » ? Un admirateur enthousiaste d’une personne ou d’une chose ? Ce concept en l’état n’est pas incompatible avec le fait d’adhérer à la page fan d’une personne. Cependant, ce terme est galvaudé et prête à autres interprétations. Il me semble que le terme de « devenir fan » devrait être remplacé par la notion de « soutenir ». Cela heurterait moins les égos de ceux qui se refusent à se rabaisser à devenant fan d’autrui. Autrui qui d’ailleurs n’est même pas disque d’or ! C’est un comble…

Pour ceux que j’aurai convaincus, voici un lien pour créer votre Fan Page, ainsi que celui pour adhérer à la mienne :) .

Rudy Turinay